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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 22:47

Glee, c’est une chorale mais c’est aussi la jubilation, plus particulièrement ce sentiment mesquin quand on rit du malheur des autres, cette petite joie de rire d’une chute dans la rue. Voici ce que signifie Glee. Faut avouer que le titre est bien trouvé.

Glee by punkbunny223

 

 

Glee est une série dont j’entendais parler mais qui ne m’attirait pas du tout. Des lycéens qui chantent, je passe mon tour, comme j’ai fait avec les autres séries du même genre.

Puis, je me suis ravisé. On m’a vanté sa double-lecture, le sérieux des personnages face à des situations saugrenues ou des phrases déplacées, que cette atmosphère très premier degré rendait le tout très drôle.

Et là, au premier épisode, quand je vis que ce fut effectivement le cas, j’ai accroché direct. Surtout qu’en plus, à la fin, la chorale nous sort une très belle chanson, « Don’t stop believin’ » qui file la chair de poule et résume bien le thème de la série. Y croire, jusqu’au bout.

Alors, autant vous le dire tout de suite, si vous êtes hermétique aux chansons, tentez au moins le premier épisode, si la chanson qui clôture le pilote ne vous fait ni chaud ni froid, pas la peine de continuer, tout le reste est comme ça.

Il est marrant de voir que le pilote n’a pas trop marché mais a été sauvé par cette fameuse chanson puisque son téléchargement sur itunes a explosé juste après sa diffusion. Business is business. Le potentiel commercial de ventes de musique qu’engendre la série a sauvé la série.

 

Glee+Cast+gleePNG

 

 

C’est aussi le mélange de communautés minoritaires auxquels vont s’ajouter rapidement les populaires classiques d’un lycée américain, joueurs de football américain et cheerladers. Ils sont unis dans la chorale mais avouent sans peine qu’ils ne se parlent pas pour autant dans la vraie vie. Là aussi, une vraie fraction avec la vie réelle se fait. A partir du moment où on fraternise avec quelqu’un, on sera plus sympa avec lui en dehors de l’activité où on bosse ensemble. Pas là, une vraie dichotomie existe et Mercedes n’hésite pas à le rappeler à la fin de la saison 1. et Puck confirme.

Pour revenir sur les communautés minoritaires, Glee assume à fond et joue là-dessus. Tous les stéréotypes sont représentés et parfois même fusionnés. Ainsi, Tina sera une asiatique gothique, Artie un geek en fauteuil roulant, Mercedes une noire bien bouboule, Kurt un gay…très gay, bon méga dandy mais avouons que les dandys sont vraiment trop rares pour être une minorité. Rachel et Finn n’ont rien de particulièrement minoritaire à mon sens. Bon, ok, Rachel chante sur son blog et ça fait rire tout le monde mais faut avouer qu’elle sait chanter (ce qui dans la vie réelle est beaucoup plus rare chez les personnes qui prennent ce type d’initiative).

Sinon, on a tendance  à l’oublier mais dès le début, on nous présente Rachel comme une garce. Elle fait tout de même renvoyer le professeur de musique parce qu’il ne lui a pas accordé le solo qu’elle voulait. Saison 2, on repart avec ses bases-là et elle tente là-aussi d’exclure Sunshine Corazon du jeu car elle risque de lui prendre sa place.

Quant à Finn, quaterback, donc déjà plutôt dans le groupe des branchés du lycée, il est tout simplement le gentil neuneu de la bande, ce qui n’offre rien de savoureux à se mettre sous la dent.

 

 

Glee, c’est aussi de la cruauté. Exemple parfait avec ce professeur qui perd ses pouces accidentellement (parce qu’il se drogue au sirop tout de même) et se retrouve à manger sa part de gâteau directement à la bouche devant des collègues médusés. Personne pour l’aider, sympa les gars.

C’est tout ce second degré qui fait le charme de Glee, sa haute dose de connerie assumée et surtout que tous les protagonistes considèrent comme normal. Belle critique de la société, les gens sont de plus en plus cons mais personne ne s’en aperçoit puisqu’ils évoluent tous de la même façon. Vraiment tous ? Non, soyons francs, Brittany a une longueur d’avance et l’utilisation améliorée de ce personnage au fur et à mesure que la série progresse est jubilatoire. Une vraie force comique, paumée, décalée, un peu la Homer Simpson de la série.

 

Glee+Cast+Glee+2

 

 

 

à droite, c'est la couverture pour le magazine Rollng stones. Je la trouve géniale. En plus, elle n'a pas dû être simple à mettre en place.

 

 

Pour pas spoiler les gens, je tiens à signaler que les lignes suivantes concernent la fin de la saison 1.

 

 

Glee, c’est tout de même une envie de s’en sortir, une envie de reconnaissance et une vraie chance d’être des héros, des super-stars du lycée et surtout la grosse désillusion d’une équipe face à son échec aux Regionals et son retour au pays des losers.

Losers comme le symbole de Glee, sur les affiches, fait avec la main pour former un L. En gros, les membres de Glee sont des losers. On ne veut y croire et pourtant, c’est dernier qu’ils finissent.

Allez, à propos de Sue Sylvester aux Regionals, on se doute qu’elle va voter pour New Directions, dès le début du final épisode. Je sais pas, une intuition. Par contre, ce qui l’amène à voter pour eux, ça, j’avoue que je ne voyais pas comment ils allaient s’y prendre et c’est réussi. On profite de ce moment là pour faire une critique acerbe des célébrités (beaucoup de cran pour Josh Groban et Olivia Newton-John d’ailleurs pour ça. J’espère qu’ils ont compris le cynisme de leurs personnages d’ailleurs).

Oui, alors, Sue Sylvester. Je sais que beaucoup de gens l’adorent mais moi, elle me saoûle un peu.

 

 

Glee, c’est traiter de sujets difficiles avec un détachement incroyable et une banalité folle. Quinn est enceinte, ben ok. Puck est en fait le père, ok. Terri mime une grossesse, ok. Will ne voit rien, toujours ok. On se demande à quel moment la corde va céder, si ça va céder. Et heureusement, l’abcès se crève à chaque fois et le retour à la réalité est toujours un gros coup de poing. C’est aussi une des forces de Glee, intégrer dans une série aux allures plutôt bon enfant des thèmes très sérieux et ceci, quasi dès le début.

 

neil-patrick-harris-glee-2 

 

Concernant la musique, y a des chances que vous y trouviez toujours votre compte. La série nous ressort des tubes dont on a oublié le nom mais dont la musicalité résonne instantanément à nos oreilles et nous fait dire : Ah ouais, c’est trop bien ça. Mais c’est de qui au fait ? »

Exemple avec « Gold digger » de Kanye West (oui, c’est récent mais je ne connaissais pas), The supremes avec « you keep me hangin’ on », « loser » de Beck, « thong song » de Sisqo ou encore « give up the funk » de Parliament.

A côté de ça, il y a des zics que vous ne connaîtrez pas mais que vous aimerez dès les premières notes et d’autres qui sont des tubes planétaires.

La série marche tellement bien que certains artistes qui ont dit « non » hier pour chanter leurs chansons se sont ravisés aujourd’hui. De même pour l’apparition de guests, la saison 2 subit une nette augmentation par rapport à la 1.

 

Donc, oui, Glee, c’est bien, c’est drôle, décalé, chantant et très souvent, ça vous donne la patate. Alors, soyez Glee (et Gleek).

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 23:12

Si vous ne connaissez pas encore Breaking bad, n’hésitez pas et laissez-vous tenter.

C’est l’histoire de Walter White, professeur de chimie, qui, après avoir appris qu’il avait un cancer avancé et donc 18 mois à vivre, décide de fabrique des methamphétamines pour se faire de l’argent et ainsi mettre sa famille à l’abri du besoin après sa mort.

Pour cela, il s’associe à Jesse Pinkman, jeune dealer, petite frappe locale de leur ville d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, et ancien élève de Mister White.

C’est un peu grâce au hasard qu’ils deviennent partenaires.

Voici le début de Breaking Bad, que l’on peut traduire par « Mal tourner » ou « sortir du rang ».

Et à la vue de la saison 1, leurs mésaventures confirment parfaitement le titre de la série.

 

C’est une histoire forte, sertie d’humours noirs parfois et qui offre régulièrement une bonne gifle par les actes de ses personnages.

 

ATTENTOIN, ça SPOILE un peu. Je parle des 3 saisons.

 

La saison 1 contient 7 épisodes et pourrait se résumer à : Je débute dans le milieu et c’est plus difficile que je ne le pense.

Car il faut noter deux détails importants, Walter a beau faire la meilleure came du monde et faire de la chimie à un niveau professionnel, Jesse est plutôt du genre agaçant, immature, souvent shooté et fait foirer pas mal de trucs.

Ce sont les déboires de dealers amateurs qui entrent dans le monde des grands. Et quand on dit dans le monde des grands, on se rend compte par la saison 3 qu’à la fin de la saison 1, ils avaient vraiment déjà mis un pied dans les grands cartels de la drogue.

La série fonctionnant bien, elle est repart pour une saison 2 avec un format traditionnel de 13 épisodes.

 

Breaking Bad by OtisFrampton 

 

La saison 2 pourrait s’intituler : Transition

Walter est viré de l’école. Il devient sans emploi. Sa femme ne lui fait plus confiance puis le quitte. Jesse de son côté rencontre pour la première fois l’amour mais l’issue est tragique. Ils deviennent enfin riches et doivent trouver un moyen de blanchir leur argent.

Enfin, ils passent du statut de « petite entreprise » à celui de partie intégrante d’un gros « trust » de dealers de drogue. La mondialisation se retrouve même dans les affaires obscures.

Ils savent « cuisiner » mais ne savent pas vendre. Alors, on les « achète » si je puis dire.

 

A dire vrai, le fil de rouge de saison 2 qu’on nous sort en introduction de chaque épisode est l’un des plus pourris que j’ai vu de ma vie. Plus généralement, ce type de prologue où on vous montre ce qu’il se passe à un instant t du futur, sans vous dire ce que c’est, m’horripile. Surtout quand c’est pour bluffer. Et là, c’est le cas. Et J’aime pas qu’on se foute de ma gueule. Hélas, c’est la patte de la série. Elle nous fait souvent le coup. Ça fonctionne très bien dans le premier épisode de la saison 1 car la situation est incongrue, décalée, donne vraiment un côté pauvre type. Mais là, étaler ça sur 13 épisodes, bon sang que c’est chiant.

Heureusement, elle est en lien avec une scène forte de crash d’avions bien réalisée et qui joue sur l’effet papillon. Et au final personne n’est mort chez les White, aucune vendetta n’a eu lieu et on nous a bien fait mariner pour des prunes.

 

Ça a été ma petite déception j’avoue. Le vrai bon point de cette saison est l’entrée en scène de Gustavo Fring, Monsieur « Los pollos hermanos » qui de part la justesse du personnage et son sang froid imposent une réelle envie de connaître la suite.

Pourtant la saison 3 commence par un « à-côté ». Pendant ce temps-là, deux mexicains bien habillés rampent par terre et semblent en vouloir à White. Mystère mystère.

Mystère qui heureusement ne dure pas très longtemps et se solde même par une incroyable confrontation dans l’épisode 7 avec Hank Schrader. Il nous avait déjà gratifié d’une belle guerre de flingues contre Tuco dans la saison 2. Scène bien filmée, avec une réelle tension.

La saison 3 règle les comptes, saigne plus et l’engrenage semble inexorable et irréversible.

C’est la venue dans les cartels de la drogue.

D’ailleurs, la destruction du camping confirme cette progression. C’est tout un symbole qui s’en va avec la disparition de ce véhicule (scène particulièrement réussie) : l’amateurisme de nos deux héros. Maintenant, il passe au stade industriel dans un local adapté et au matériel archi-professionnel.

Le gros problème pour Walter est de savoir comment il peut faire machine arrière maintenant que son cancer est en rémission et qu’on lui a ôté sa tumeur. Il se rend compte qu’il ne peut pas arrêter de fabriquer de la drogue. L’appât du gain est tout de même présent. Et puis, dire non au cartel, c’est considérer comme un suicide. Peut-être ? Sûrement.

Ah cela s’ajoute Jesse, la petite mouche (au sens propre et figuré, 3x10) qui vient toujours foutre un peu la merde et dont Walter doit s’occuper, plus par culpabilité que par altruisme, c’est vrai depuis la mort de Jane, que Walt a laissé mourir.

 

Les derniers épisodes montent jusqu’à un niveau de tension extrême. Vengeance, assassinat, fuite. Breaking bad franchit un cap important et devient une série immanquable par sa noirceur. On entre dans un vrai polar. Walter et Jesse plongent de plus en plus dans un drame sans-retour.

 

Pour parler effets spéciaux et hélas, spoiler un peu cette fin de saison, quand Walter tue les deux dealers, le choc est immense. Autant par l’acte lui-même car ce réalisme si cru, cette absence d’effet spécial. C’est aussi fort et bien fichu que l’épisode 10 où il chute et se prend la cuve en pleine poire et la mort d’un des deux frères mexicains. On n’y voit rien. C’est réaliste au possible et bien sûr, voir des scènes comme ça, ça heurte toujours un peu.

 

Je conseille donc vivement cette série au casting impeccable et qui se bonifie en plus avec le temps.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:31

Le premier épisode télé nous gratifie d’une heure et six minutes de récit, ce qui fait plaisir et est souvent courant pour un épisode pilote. Il y a de forte chance que les autres épisodes retrouvent un format classique d’environ 50 minutes.

Que dire de cet épisode ? Premièrement, qu’étonnamment, il ne correspond qu’aux 37 premières pages de la BD, autant dire que c’est un tour de force. Tour de force car on ne ressent pas pour autant que l’intrigue a été diluée, décompressée. Non, on a juste mis l’accent ailleurs et ajouté de brèves nouvelles séquences. Comparer la série TV avec la série BD devient alors un jeu. Les différences sont nombreuses mais vu qu’il ne s’agit que de détails, l’on reste enthousiaste à ces initiatives, on les applaudit et on ne sent pas lésé.

Avoir réadapté l’œuvre originale offre un vrai plaisir aux fans de la première heure, évite le copier-coller d’un Sin city et permet d’avoir quelques nouvelles péripéties sympathiques.

Le seul vrai reproche concerne l’adaptation du zombie fille croisée au début de l’histoire et incapable de se déplacer. La BD en fait un moment fort, intense, quelques pages à peine le début du comic. La série TV nous livre une amputée qui se traîne sur des mètres et des mètres et nous foire ce sentiment de peur-compassion qui ressort sous les traits de Tony Moore.

 

Au-delà de cela, l’atmosphère est lente mais pas particulièrement pesante, chose assez bizarre car vu le contexte, elle devrait l’être. On profite durant tout l’épisode d’un environnement calme, parsemé de quelques morts-vivants mais il semble aisé de se déplacer sur les routes américaines et on ne croise pas trop de morts à un STOP.

Seul Atlanta change la donne et nous file un réel coup d’adrénaline. On rentre dans le lard à la fin et on nous prouve que oui, ils sont dangereux.

 

Concernant les acteurs, Andrew Lincoln nous fait un bon Rick pour le moment. Il tient bien son rôle J’aurais aimé un Shane plus balèze, à l’image du perso dessiné. Sarah Wayne Calles va sûrement nous faire une bonne Lori (je me marre déjà à l’idée qu’elle va rejouer dans un prison, elle est abonnée à ce type de décor ma parole) mais on la voit trop peu pour juger en ce premier épisode. Morgan et Duane sont sympas, plus durs que dans le comic, de bons persos que l’on n’est pas prêt de revoir (si l’adaptation est fidèle et j’espère, concernant ces deux persos, qu’elle le sera).

 

La grosse question que l’on se posait aussi en tant que lecteur était de savoir si la série TV allait rattraper le rythme de parution du comic. A la vue de ce premier épisode, c’est pas prêt d’arriver. On peut facilement imaginer que la saison 1 (de 6 épisodes) va englober les deux premiers tomes.

La saison 2 est déjà prévue, devrait compter 13 épisodes, ce qui devrait sûrement comprendre les tomes 3 à 6. Autrement dit, si ceci se confirme, on en a encore pour longtemps et ce n’est pas pour nous déplaire… tant qu’on a de l’avance avec la BD.

 

 

 

Bonus : le générique de Walking dead fait par un fan. Tout simplement énorme.

 

                              


 
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 17:04

Pour faire patienter les assidus de série TV entre deux saisons, les producteurs ont trouvé une bonne astuce depuis quelques années : Internet ! Lost a été l’une des séries exploitant le mieux cette ressource. True blood joue différemment le jeu. Par l’intermédiaire de Jessica, l’aventure continue sur la toile par le blog de la jeune vampire en même temps que la saison 3 se déroule. Il faut donc mieux voir la série avant pour éviter les quelques spoilers qui y sont. Heureusement, en majorité, il s’agit juste de courtes vidéos sans réel intérêt excepté voir la belle actrice Deborah Ann Woll.

 

Pour y jeter un coup d’oeil, ça se passe ici :

 

http://babyvamp-jessica.com/

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 16:57

True blood, une série au concept plutôt aguichant tout en utilisant un mythe archi-connu et traité en long, en large et en travers. Les vampires sont parmi nous et se sont révélés au grand jour, notamment grâce à l’apparition du « Tru blood », une boisson sanguine qui leur permet, hypothétiquement, de ne plus avoir besoin de boire du sang humain pour vivre. C’est dans ce contexte qu’à Bon Temps, petite ville de Louisiane, nous retrouvons tout nos protagonistes qui travaillent au sein d’un bar/restaurant américain typique.

Pas besoin d’en dire plus, ceux qui connaissent la série liront de toute façon tout ça en diagonale. Quant à ceux qui ne connaissent pas, je leur laisse le plaisir de découvrir l’histoire par eux-mêmes.

 

True Blood by balloon fiasco

 

La saison 1 met en place les personnages et à ce titre, par les lenteurs que cela donne, n’est pas la meilleure. A dire vrai. Aucune saison n’est meilleure que l’autre. On oscille surtout entre de très bons épisodes et d’autres normaux, convenus mais qui ne filent pas un boost d’adrénaline ou des révélations à la pelle. Heureusement, la fin est à la hauteur de nos attentes (concernant la résolution des crimes) et de bons subsplots nous donnent l’eau à la bouche pour la saison 2 (ça concerne pas mal Sam, avouons-le).

 

 

Là où la saison 2 met une grosse claque, c’est dans la mise en place de la société des vampires, et tout ce passif qu’ils possèdent et leur donnent un charisme fort. Cela change notre vision d’Eric Northman qui devient d’un seul coup beaucoup plus intéressant et nous fait apparaître le temps de quelques minutes un Godric tout puissant mais humble. La création de Jessica redonne du jus à la vie de Bill et Sookie.

Tara vit une histoire intéressante avec Eggs et MaryAnn Forrester mais qui finit par devenir redondante à chaque épisode jusqu’à devenir même très chiant (allez, vous  êtes tous hypnotisés, vous me faites une partouze géante pendant que la ménade que je suis se transforme). Heureusement qu’il se passait des choses pendant ce temps-là ailleurs avec les autres persos.

Jason se fait embrigader dans une secte anti-vampire, s’éloigne des autres personnages pour finalement mieux revenir. Ses intrigues lui sont propres, souvent en décalage avec le reste des personnages mais suffisamment bien ficelés pour qu’il finisse toujours dans les derniers épisodes à retrouver les principaux fils de la série. C’est celui qui s’en tire haut la main.

 

 

La saison 3 intéressante car elle amène l’idée que Bill n’est pas venu à Bon Temps par hasard.

C’est sûrement la saison la plus intéressante à ce jour concernant les personnages principaux par les révélations que l’on sent venir et qu’on attend impatiemment lors des derniers épisodes.

A l’inverse, pour Tara, c’est plutôt la bérézina. La pauvre, il lui arrive que des merdes, tout ça pour que chaque perso ait une histoire à raconter à chaque saison. Elle devient un peu la Kim Bauer de True blood. Là, elle tombe dans les pattes d’un vampire complètement fêlé prénommé Franklin.

Sam, à la recherche de ses origines, continue à être intéressant et, encore plus fort, réussit à conserver une part de mystère malgré tout ce que l’on a déjà appris sur lui.

Quant à Jason, il fait toujours dans l’atypique, pour notre plus grand plaisir.

 

7aaf7201f17db30406822b16e8c84a19

 

Là où True Blood devient vraiment intéressant, c’est par l’intégration de nouveaux mythes dans l’histoire : Sorcières, loup-garous, fées et d’autres moins célèbres, métamorphes et ménades.

 

Bien sûr, cette série ne serait pas aussi plaisante sans tous les personnages qui gravitent autour de nos deux héros. Car il s’agit d’un casting très impressionnant par le nombre d’acteurs inconnus ou peu vus avant et dont la performance éclate dans cette série.

Lafayette Reynolds, Tara Thorton, Jason Stackhouse, Sam Merlotte, Eric Northman et Jessica Hamby.

Et là, je ne parle que des personnages secondaires mais les tertiaires sont aussi très doués : Terry Bellefleur (grosse performance pour ce personnage-là d’ailleurs), Andy Bellefleur, Hoyt Fortenberry, Sherif Bud Dearborne, Arlene Fowler ou encore la vampire Pam.

Et il est à noter que selon les épisodes, certains personnages changent de statut et sont plus mis en avant. Exemple pour Hoyt qui, amoureux de Jessica, s’émancipe et qui nous permet de découvrir un peu plus de son histoire et de ses traits de caractère.

 

True Blood by Sephirothjunkie

 

Pour les deux acteurs principaux, Anna Paquin et Stephen Moyer, les prestations sont bonnes certes mais ils ne permettent pas de tenir la série à eux-seuls comme arrive à le faire un Jack Bauer ou un Greg House. C’est réellement l’environnement dans lequel ils vivent qui accroche le téléspectateur.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 16:16

Cet article concerne la fin de la saison 6. Attention, à ne lire que si vous avez vu ces épisodes ou si vous voulez vous gâcher le plaisir.

 

 

Après les saisons 4 et 5 qui montraient un changement des intervenants par l’arrivée de Taub, 13 et pour un temps bref Kutner, la saison 6 pourrait être qualifiée comme la saison du changement relationnel ou plutôt de l’évolution relationnelle. Cela concerne tous les personnages, à des degrés divers, mais a le plus d’impact pour Cuddy (6x14), Wilson et finalement House. Même les autres personnages changent.

 

Pour le plus simple et le plus évident, il faut se tourner vers l’épisode 6x17 Lockdown où Taub se retrouve Foreman, 13 avec Wilson et Chase avec Cameron. Des duos originaux, même pour Chase et Cameron vus qu’on ne les avait pas vu dans la même pièce depuis un bail et qu’ils avaient des choses à régler. Les personnages découvrent de façon forcée la personnalité de quelqu’un avec qui, à la base, ils n’avaient pas vraiment d’atomes crochus et qui étaient plus un collègue de boulot qu’autre chose.

 

Cette saison nous montre un Wilson prêt à revivre en couple, une Cuddy qui fonde une famille, un Chase qui divorce enfin et fait un trait sur son passé, un Foreman qui renoue avec son frère, une 13 qui prend congé (ça reste bien mystérieux son histoire) et un House qui cherche la rédemption et qui hélas risque de tomber dans les travers de l’alcool.

Le seul qui n’arrive pas à évoluer, bien qu’il dit avoir essayer, est Taub qui replonge dans l’adultère.

Quant à Cameron, oubliez-la, elle est partie.

 

poster house

 

Cette saison confirme la présence de guests avec entre autres Cynthia Watros et Sarah Wayne Calles de Prison Break.

Mais comme dans toute saison de House, ce n’est pas dans le dernier épisode que tout se concentre mais dans les deux derniers épisodes.

 

6X21 : La réalisation innove encore et offre une mise en scène très agréable. Un bon constat de la psychologie manipulatrice de House pour essayer de dissimuler certains actes et un vrai duel d’esprit avec son psychologue, le Dr Nolan. Plus le retour d’Alvie, le fada de la maison psychiatrique en invité spécial auquel on ne s’attendait pas une seconde et on obtient un épisode à la fois drôle et haletant.

 

6X22 : un miroir cassé, un poing ensanglanté. Ces courtes suggèrent que House a cédé à la colère, qu’il a frappé son reflet. Mais pourquoi ? La chose n’est finalement pas ce que l’on croit au début. C’est même pire.

Il est étonnant de constater que House croit au Karma. Il a fait une bonne action aujourd’hui, une vrai concrète, il en a même fait plusieurs. Et pourtant, la personne qu’il sauve meurt finalement, il n’y a pas de justice. Il sombre, s’apprête à retomber dans ses travers. Et Cuddy arrive ! Et le yin vient enfin contrebalancer le yang.

On admire de plus sûrement le second instant de vérité de House dans cet épisode depuis son fameux « Cours magistral » du 1x21. Très bel approche dans ce dialogue, belle annonce de sa faiblesse, de la remise en question de soi et bien belle manière aussi de jouer la carte du cœur tendre et sensible face à son amour. So american but so much not as House que ça en est original pour cette série.

En subsplot, 13 qui quitte son job sans qu’on ne sache pourquoi. La chose qui m’intrigue le plus est sa relation par rapport à Taub, bourrée de non-dits, de sous-entendus, de complicité latente. C’est trop esquissé pour n’être qu’une simple amitié. Si ça avait été le cas, on les aurait montré plus francs camarades, blagueurs entre eux, plus directs dans leur façon de côtoyer. Ici, tout indique une attirance-répulsion timide, douce, un jeu du chat et de la souris que Rémi souhaite étouffer en partant. Son départ n’est bizarrement pas assez mis en avant pour intéresser le téléspectateur lambda mais suffisamment mystérieux pour faire réfléchir les fans en attendant le retour de la série.

La saison 6 est donc, de bout en bout, la saison du « Move on » de Dr House.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 01:28

Depuis quelques semaines maintenant, J. Scott Campbell nous a avoué un truc par son facebook, il adore LOST. Il aime tellement la série qu’il va même jusqu’à dessiner les personnages principaux en plan rapproché, et en caricature même certains.

 

Rappelons de prime d’abord qu’il n’est pas le premier fanboy à les mettre sur papier, de nombreux petites gens font de même. D’autres nettement moins petites comme Mike Wieringo au moment de la saison 2 de LOST s’est aussi fait plaisir à poster sur son site ses dessins de quelques persos (on aurait tant aimé qu’il en fasse plus).

 

lost wieringo

 

Mais ce qu’accomplit JSC est tout simplement dément. Primo, il se fait plaisir. Ça se voit surtout par rapport au premier dessin de Sawyer, qui maintenant, en comparaison des dernières prestations, est nettement moins travaillé. On constate facilement qu’il a fait le premier pour le fun puis qu’il s’est pris au jeu. Il pousse de plus en plus dans le détail, la décoration de fond de plan, il respecte même les délais !!!!! Certes, d’un dessin par semaine, mais bon, vu qu’il fait ça gratos, y a franchement rien qui l’y oblige….. quoique c’est pas faux, avec ce type d’artiste caractérisé de « cover-artist », tout ça pourrait se retrouver un jour dans un sketchbook ou autre (tout se monnaye). Mais pour l’instant, gageons seulement sur le grand altruisme de l’auteur et le plaisir de la découverte hebdomadaire.

 

Et là, ce mardi, c’est double tarte dans la gueule, son facebook affiche un premier dessin de Sun et Jin, vu les événements de l’épisode précédent (vous avez vu, je vous spoile même pas, juste vous titille), c’est tout à fait logique de les retrouver en dessin du jour. Son dessin est le plus réussi de tous, franchement, on n’est même pas dans la caricature. Les traits sont à peine exagérés, les visages ressemblants au plus haut point, et Dieu sait que je me demandais comment il ferait Sun vu la caricature qu’il nous a donné de Kate. Mais voilà, là, ils sont beaux, tout simplement.

En plus, il s’inspire même des derniers événements où Sun écrit sur des bouts de papier ce qu’elle a à dire et il en profite pour mettre son sentiment sur la série V.

Mais je me dis : Ah quand même, il aurait aussi pu faire la part belle à Sayid. Et quelques heures après, PAF : Sayid arrive. Tout aussi réussi. Donc là, trois persos en une semaine, totalement bien fait. Qu’une chose à dire : Chapeau l’artiste !

 

lost campbell

 

Et là, je me dis que c'est fini. Détrompez-vous messieurs-dames, il nous rajoute Richard, l'homme qui a trop de noir autour des yeux pour que ce soit seulement par l'intensité de ses sourcils. Et quelques heures plus tard, c'est Jacob avec toute sa mythologie qu'il poste sur son facebook, les deux pierres, la statue à 4 orteils, la fiole et le sceptre d'Osiris, la totale quoi.

 

Copie de others

 

Vu comme c’est parti, le prochain dessin devrait mettre en semaine Claire.

Et plusieurs hypothèses sont possibles. Il peut nous la jouer petite famille heureuse avec Claire, Aaron et Charlie. Ce serait le moyen, par la même occasion, de nous croquer Charlie justement.

Soit, un truc beaucoup plus énorme vu que c’est le personnage qui a le plus évolué, il confronte la Claire du début bien jolie, naïve, enceinte jusqu’au cou à la Claire de la fin série, armée, crade et qui a pété un câble. Attendons de voir mais pour la prochaine fournée, en tous cas, je mise sur elle !

Et j’ajouterai même, toujours vu comme c’est parti et surtout vu qu’il reste trois épisodes de LOST, il y a des chances d’avoir double-triple ration les prochains mardi.

 

Si il pouvait faire la team des quatre nouveaux de début de saison 4 : Faraday & Co, ou la photo de famille Michael, Walter et son chien Vince, ce serait sooooooo gooooood !!!

 

 

PS : En le poussant un peu, je pense qu’il y a moyen qu’il refasse son Sawyer, surtout que, avouons-le, c’est pas le plus réussi du lot.

Campbell le dit lui même dans les commentaires du dessin de Sayid, j’ai hâte, j’ai hâte !

En plus, il répond aux commentaires et vous dit même où il achète ses crayons. Putain que c’est dingue l’accessibilité relative aux autres que donne internet.

 

PS 2 : J'avais pas fait gaffe mais elle a pas une si grosse poitrine Sun.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:02

Quand Fox News décide de faire une semaine musicale appelée "Fox rocks", toutes les séries s'impliquent dedans. Même les dessins animés ! (Pour info, Family guy, Dr House et Glee)

Et c'est là que les simpsons ont l'idée de modifier exceptionnellement leur générique d'introduction culte pour le transformer en un Lipdub de...... Tik tok de Ke$ha !!!

à noter au passage que personne ne sait vraiment écrire ni le nom de l'artiste (Kesha, Keysha, Keisha,...) ni le nom de la chanson (Tic toc, Tick Tock,...). Bref, c'est pas l'idéal pour qu'on se souvienne de vous comme artiste.

Toujours est-il que Tik Tok est vraiment un tube pour le samedi soir en boîte et que les simpsons, en le reprenant, sont complétement dans le coup.

 

simpsons2.jpg

 

Le principe du Lipd est respecté, versions originale de la chanson sur laquelle on fait du playback (excepté Bart qui pose sa vraie voix) et plan séquence réunissant un max de personnages, si possible en ayant entre leurs actions et les paroles.

Vous avez un bon exemple de Lipdub avec le "I've got a feeling" des Black Eyed Peas réalisé par l'UQAM (à voir sur youtube).

Les simpsons ont bien assuré. Le buzz marche fort. Le 3 mai, le générique de cet épisode (saison 21, épisode 12) est déjà sur youtube, posté une dizaine de fois. Moi, j'adore, j'adhère. Un lien par là : link

 

Et pour que vous ne soyez pas comme un couillon, voici les paroles du début de Tik Tok, vous verrez sa mise en image réussie par les petits hommes jaunes :

 

 Wake up in the morning feeling like P Diddy (Hey, what up girl?)
Put my glasses on, I'm out the door - I'm gonna hit this city (Let's go)
Before I leave, brush my teeth with a bottle of Jack
Cause when I leave for the night, I ain't coming back
I'm talking - pedicure on our toes, toes
Trying on all our clothes, clothes
Boys blowing up our phones, phones
Drop-toping, playing our favorite cds
Pulling up to the parties
Trying to get a little bit tipsy


Don't stop, make it pop
DJ, blow my speakers up
Tonight, I'mma fight
'til we see the sunlight
Tick tock, on the clock
But the party dont stop, no
Woah-oh oh oh
Woah-oh oh oh
Don't stop, make it pop
DJ, blow my speakers up
Tonight, I'mma fight
'til we see the sunlight
Tick tock, on the clock
But the party don't stop, no
Woah-oh oh oh
Woah-oh oh oh
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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 17:09

Ma dernière découverte en matière de séries Télé est des plus étonnantes, intéressantes et surtout courtes à regarder. Et pourtant, elle date de 2008 et elle se nomme Dr Horrible's Sing-Along.

Premièrement, Dr Horrible's Sing-Along n’est pas une série télé. C’est une Web série. Deuxièmement, son titre à rallonge vous donne un indice sur le contenu. C’est une comédie musicale.

Troisièmement, ce n’est pas écrit et interprété par n’importe qui.

 

dr-horrible.jpg

Au scénario, vous retrouvez Joss Whedon, créateur de Buffy, Dollhouse et scénariste de comics. Il est accompagné par ses deux frangins Jed, Zack et la compagne de Zack, Maurissa Tancharoen. Joss a profité de la grève des scénaristes de 2008 pour mettre en place ce petit projet spécialement conçu pour internet. Joss Whedon a un attrait tout particulier pour les comédies musicales et choisi de faire cette série sur ce format-là. Il avait d’ailleurs réalisé un épisode de Buffy sur ce thème.

 

Dr Horrible Emmys-thumb-550x293-24444

 

Le tournage s’est effectué en moins d’une semaine en mars pour être diffusé au mois de juillet sous la forme de trois épisodes de 13 minutes.

Le succès a été immédiat, à tel point que les serveurs ont saturé rendant le premier épisode indisponible quelques heures.

Le seul gros inconvénient est qu’il était chargé sur une plate-forme limitant l’accès aux États-Unis uniquement. Assez étrange quand l’on souhaite faire un même pour un réseau mondial.

Mais maintenant, heureusement, c'est disponible partout, une suite est toujours espérée, les rumeurs vont et viennent dessus et un grand réseau de fan s'est crée. Pour l'exemple, vous aurez la télécommande du Dr Horrible ici link, ou le premier épisode version zelda 8-bit gameboy là link

Alors, jetez-y un œil et chantez maintenant !

 

Dr_Horrible_by_J_Scott_Campbell.jpg

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:23

Passons à la saison 5 ! la saison 6, les allusions et les guests pour finir tout ça !!

Pour faire rapide, les deux dernières saisons sont un grand plaisir à regarder. Tout d’abord par l’apparition du détective Lucas Dougla, engagé par house pour enquêter sur les nouveaux de l’équipe, Taub, Kutner et N°13. Il en profitera pour lui demander des infos sur Wilson et Cuddy.

            On assiste à une évolution flagrante de la psychologie de tous les personnages et ça fait vraiment plaisir après tout ce temps à les regarder en ayant continuellement cette petit barrière. Cameron et Chase sont ensemble et tout semble aller sur des roulettes (mais la saison 6 va donner le change), Foreman s’éprend de 13, on découvre la délicate vie de couple de Taub. Kutner, ben il fait le célibataire de la troupe. Wilson est maussade, toujours pas fait son deuil. Et l’épisode 5x06 nous montre, enfin, un baiser entre Cuddy et House, le seul véritable baiser à ce jour entre eux deux. On a, après 4 ans d'attente, ce petit piou-piou qui confirme nos pensées depuis le début. Surtout, on se dit, on espère, que l’intrigue amoureuse va pouvoir décoller pour de bon en cette saison. On saute de joie quand à la fin, dans 5x23, c’est l’explosion sexuelle. On tombe des nues quand on découvre dans l’épisode final 5x24 qu’il s’agissait d’un trip hallucinatoire de House. Le piège fonctionne parfaitement tellement on attendait cette scène mais on reste quand même un peu déçu en se disant que les scénaristes n’ont toujours pas osé franchir le pas dans ce duo.

 

housepromopillsaq7

 

            Par contre, ils ont fini par comprendre que la Vicodin, c’est mal !!!!! Et qu’il est temps pour House de s’en débarrasser. C’est ainsi que commence la saison 6, sur une parfaite introduction de Radiohead, un petit téléfilm de House chez les fous puis, retour à Princeton dans l’épisode 6x03 pour de nouveaux diagnostics et la confirmation que les persos évoluent sentimentalement. À mi-saison, c’est plutôt bien parti pour être sympa. On assiste à un House qui avoue enfin ses sentiments et qui paraît plus responsable. On verra comment ça tournera à la fin de cette saison 6.

 

            Un petit point, quand même, sur la mort du sympathique Kutner. Son suicide a été des plus surprenants ; on sait qu’en fait, il devait choisir entre Barack Obama et Hugh Laurie. On ne lui en veut pas d’avoir préférer bosser pour le Président des États-Unis, ça se comprend. Cependant, sa mort a été particulièrement dérangeante par l’absence d’indices annonciateurs de son suicide et l’hypothèse soutenue par House durant tout l’épisode qu’il s’agit peut-être d’un meurtre. Puis, cette résolution finale que, même si on n’en connaît pas la raison et que personne n’a rien vu venir, Kutner s’est bel et bien suicidé. Thème amené brusquement mais qui aura, par son aspect inattendu, bien mis en avant le problème du suicide chez certains.

            Finalement, même Dr House aura eu un des persos principaux morts comme moyen de dire au revoir à celui-ci quand l’acteur doit quitter la série (Amber ne compte pas).

Une des choses les plus drôles chez House, c’est lorsqu’il joue la comédie et se fait passer pour ce qu’il n’est pas : un médecin gentil (5x11) même si il arrive pas à tenir longtemps vu la patiente crétine qu’il a, un gay en couple avec Wilson (6x11). Ces moments permettent à Hugh Laurie de se lâcher et House en devient hilarant.

Dans le même style, on a les allusions à la culture TV par des blagues de House & Cie. Ainsi, dans la saison 6, on a une référence à True blood (par le nom de Sookie). Les autres sont explicites et se référent directement aux titres de séries ou au héros ultra-connus. Exemples : 3x06 : Star wars ; 5x17 : Harry Potter ; 5x18 : James Bond ; 5x19 :Heroes ; 5x20 : les experts : Miami ; 5x21 : Austin Powers. Jack Bauer revient souvent dans la bouche de House (2x21 et 6x10). Ce qui est à la fois drôle et paradoxal quand l’on sait que Kal Penn (Kutner) a joué dans la saison 4 de 24 un rôle important. Preuve que pour un bon mot, une référence ou une bonne blague, on ne se tracasse pas avec les filmographies des différents acteurs et les problèmes de crédibilité que cela peut engendrer. Ceci se confirme avec Hugh Laurie lui-même puisqu’il possède dans sa maison (saison 1 à 5 donc) des cassettes d’une série où il y jouait en Angleterre avant de faire House.

Cet aspect-là peut d’ailleurs donner l’effet que si certains éléments sont incohérents, la série n’en est alors qu’une supercherie, une boutade.

 

On constate une constance dans cette série à avoir de très bons guests stars. Les premières saisons sont flagrantes sur ce point de vue là mais les suivantes le confirment avec parcimonie. On a ainsi de nombreux acteurs qui seront après dans Prison break et Lost. Un ira jouait dans True Blood, un autre Heroes. Certains sortent de Desperate housewives et 24. Lee Tergesen de Oz joue dans la saison 6 et Cynthia Watros de Lost devrait même faire quelques épisodes comme une des ex-femmes de Wilson dans cette même saison. Ils ont un casting vraiment réussi pour le coup.

 

              Je trouve aussi une petit évolution dans la création des plans, dans les cadrages au fur et à mesure que les saisons passent. Ça commence avec l’épisode 5x19 qui nous montre ce que le patient paralysé voit. Ça se confirme dans l’épisode 6x09 où on a un plan quasi-continu d’un dialogue autour d’une table) et le 6x10 filmant Wilson en travelling à travers les stores.

            Pour conclure, je dirais quand même chapeau à la VF qui fait du bon boulot à mon goût. C’est rare que la VF me satisfasse autant que la VO mais je dois bien avouer que j’ai eu beaucoup avec la vraie voix de Hugh Laurie, surtout pour ses pointes d’humour qui m’ont l’air moins franche, moins nette, que lorsque la voix VF s’en charge. Allez, on souhaite encore quelques saisons à House mais pas trop, au risque que cela s’essouffle et finisse dans une mort que tout le monde aura su diagnostiquer.
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