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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:05

On est au coeur de l'été et sans contestation, un des tube du moment est celui de LMFAO avec sa chanson Party rock anthem et surtout cette phrase "Everyday, i'm shufflin'".

Alors, tant qu'à faire, pour faire une bonne chanson, il faut faire un bon clip avec. Et là, le gars qui a eu l'idée de la vidéo a clairement prit en concept le début du comic Walking dead et du film 28 days later. Si, si, c'est clair comme de l'eau de roche. Les types se réveillent dans un hôpital. dehors, c'est vide... hum pas tant que ça vu que des zombies shufflers trainent in the city et transforment tout humain non encore passé du côté électro de la force. Là, ça correspond aux débuts des deux histoires je vous l'accorde. Après, on retrouve le petit truc walking dead où, pour ne pas se faire repérer des zombies, il faut les imiter.

Toujours est-il que le clin d'oeil est sympa, les fans du film et du comics ont, j'espère, très rapidement vu le caractère copier/coller de la chose. Les autres ont surtout vu une vidéo amufsante, dansante où certains gars font quand même des acrobaties de ouf.

Allez, un petit lien vers LMFAO juste en-dessous :

 

Et là, ils ont sorti leur seconde vidéo, en continuité directe avec la précédente, les mêmes danseurs en arrière-plan et Jésus qu'on croise dans le premier clip a, finalement, un rôle ici. Incroyable ! Ils avaient réfléchi un peu à comment organiser tout ça. C'est fun, pas prise de tête. bien joué les gars.


 
 

 

Vous avez encore quelques semaines pour faire du shuffle.

 

WalkingDead002

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:05

Du groupe MSTRKRFT, je connaissais surtout le nom, la renommée, son style musical et sa tendance à remixer de nombreux titres.

Quand par hasard je voulus enfin écouter une de leurs musiques, youtube me proposa la plus récente (et sûrement la meilleure à mon humble avis de tout ce qu'ils ont sorti) nommée Heartbreaker.

Une musique électro-douce accompagnée d'une voix chaude que je découvris plus tard appartenir à John Legend !

Je comprends mieux d'où viennent les quelques notes de piano qui forme une des trames du morceau.

 

Et surtout, ce que j'aime avec un bon son, c'est un bon clip.

Et là, c'est le cas ! Encore une fois, à la vue de leurs autres clips, celui-là est vraiment le plus réussi.

Bien réalisé, bien monté, il y règne une atmosphère de jeunesse perdue, ennuyée, qui déambule dans la rue et cherche où passer le temps. Ici, cinq jeunes américains, à l'allure enfants rebelles de parents embourgeoisés, sûrement de Los Angeles se promènent dans une boutique de piñatas et autres objets issus de la culture mexicaine. Sans tout casser dans la boutique, ils foutent un peu le bordel quand même. Ce qui égaille la jolie vendeuse et réveille le patron.

 

L'histoire n'est pas particulièrement énorme mais l'ambiance qui sent dégage l'est par contre.

 

Un bon son pour danser sous un air désabusé, à l'image des protagonistes de la vidéo.

 

 


 
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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 01:00

Aujourd’hui, je vais vous parler du groupe de musique OK GO, alias un des rois de la vidéo virale qui traîne sur internet. Oh la ! Je sens une légère peur vous envahir à la lecture du mot « virale ». Ne vous inquiétez pas, ça ne veut nullement dire que la vidéo coltine un virus qui va bousiller votre disque dur. On dit d’une vidéo qu’elle est virale quand on a une fâcheuse tendance à vouloir la transmettre à tous ses copains. Facebook et youtube ont considérablement facilité la chose.

 

Hé bien les membres de OK GO se débrouille très bien là-dedans, même s’ils avouent que le but premier de leurs clips n’est pas la transmission à tout bout de champ. Toujours est-il qu’à la fin, tout le monde les a vu danser sur des tapis roulants sur leur chanson « Here it goes again ».  Un concept original qui leur a plus offert la célébrité sous cette forme que par la chanson elle-même. Mais là où le groupe fait fort, c’est qu’il continue sa démarche de clips atypiques, toujours en plan séquence, très différents de ce qu’on le voit habituellement et toujours en quête d’une certaine performance de la part des membres du groupe. Evidemment, la réussite de ces vidéos originales permet encore une fois une large diffusion sur le net. Avouons que sur les chaînes télévisées clipophages, les vidéos de OK GO sont exceptionnelles, à tort d’ailleurs car les musiques restent tout de même entraînantes.

 

 

 

 

Ainsi, ce sont au total neufs clips avec cette intention de faire quelque chose d’original qui ont été réalisés.

Le premier est « A million ways », une chorégraphie dans une cour. On sent le côté basique du décor pauvre et du peu de financement.

Le deuxième est le fameux « Here it goes again » bien rock et attractif, vu plus de 50 millions de fois sur youtube, sur la chaîne officielle de OK GO. Ces deux vidéos ont été chorégraphiées par Trish Sie, la sœur de Damian Kulash (c’est le grand des deux chanteurs du groupe).

« Do what you want » a eu le droit a deux clips, tout comme « This too shall pass ». C’est suite à des problèmes avec leur maison de disques. Il y a ainsi maintenant une version Emi Music et une version OK GO (avec le label Paracadute recordings cette fois). La version EMI de « Do what you want » a été réalisé par Olivier Gondry. Il utilise 35 caméras DV et fait du fast motion avec. C’est pas la meilleure vidéo.

La version Paracadute est aussi appelée Wallpaper version. Tout le monde est déguisée de la même couleur que le papier peint qui sert de décor. Pas mal aussi mais pas transcendant.

« WTF ? » a des allures psychédéliques par son effet de gel du mouvement des objets. Vidéo pas formidable formidable.

 

Attention car avec les quatre dernières vidéos réalisées, on rentre dans le lourd.

 

Ainsi, « This too shall pass » a eu le droit a deux très bons clips. Le premier est un plan séquence d’une fanfare en action avec le groupe, eux-mêmes déguisés pour l’occasion et utilisant des instruments de fanfare. C’est assez intéressant car ils montrent qu’ils ont plusieurs cordes à leur arc et savent maîtriser d’autres objets que des guitares.

La musique est totalement différente de celle de l’album mais en est tout aussi formidable.

Cela a été réalisé en octobre 2009, dans l’Indiana, avec le Notre Dame Marching band.

 

 

 

 

Le second « This too shall pass » est un jeu de dominos géant et chaotique (appelé le Rube Goldberg Machine) utilisant une multitude d’objets avec un cheminement très complexe, et donc complètement jubilatoire quand on voit à quel point tout s’enchaîne bien. Y a même un hommage à leur tube viral « Here it goes again ». Beaucoup d’informations sur la création de cette vidéo se trouve sur le wikipedia anglosaxon. Clip à voir !

 

 

 

 

« End love » est aussi un plan séquence mais au lieu de durer 4 minutes, la réalisation s’étale sur 18 heures. L’image est ensuite accélérée pour arriver au temps voulu. Ce clip mélange ainsi le fast motion avec le low motion. Il n’y a pas de stop motion comme certaines séquences pourraient le faire penser. Ils font juste de très petits pas rendant ainsi le déplacement invisible. Une chose amusante pendant ce clip est une oie qui les suit toute une demi-journée. Je me demande encore à quels moments ils ont réussi à aller aux chiottes pendant cette vidéo. Très originale et très réussie. En plus, plus on la regarde, plus on apprécie la chanson.

 

 

 

 

Enfin, White knuckles, réalisé mi-juillet 2010, consiste à faire participer des chiens tout le long d’un plan séquence de 3 minutes et quelques. Pari réussi après plus de 100 prises. Le making-of de dix minutes est très intéressant et comporte en plus un remix bien sympa de la chanson. On sent que ça a été difficile.

 

 

 

 

 

Enfin, pour être complet, sur la chaine Emimusic, vous trouverez les clips « Get over it » très rock mais clip pas top, « Don’t ask me », « Invicible » ainsi que « C-C-C-Cinnamon lips », vidéo de 1999 au look rétro des années 80 réalisée au cours d’un show TV d’une chaîne de Chicago.

 

On a plus qu’à espérer que OK GO continue dans cette voie de clips fous et impressionnants, OK ?

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 01:38

Oh la news choc quand j'ai lu ça sur Pitchfork. Alan Morre, un des réels papes des scenarii du comic books collabore avec Damon Albarn et Jamie Hewlett, les créateurs de Gorillaz, sur la création d'un opéra.

En faisant une recherche rapide sur Google, j'apprends que l'idée est dans l'aire depuis septembre 2009. Mais là, une info récente est sortie. Le projet suit toujours son cours et le thème a été dévoilé.

 

Gorillaz.jpg

 

L'histoire s'intéressera à un alchimiste du nom de John Dee. Alchimiste ? Déjà, c'est très Moore à la base. Bienvenue dans les mondes qu'affectionnent tant Alan, le mystique, le spirituel, le philosophique et le magique !

John Dee serait responsable de la création du concept d'Empire Britannique. L'Angleterre, un autre thème cher à Alan, quoi de plus normal pour un type du cru. Il a toujours aimé l'histoire de son pays et apparemment, a exploré toutes ses facettes à fond. L'info vient de ce site, pas grand chose de plus à ajouter mais c'est pour mon côté bibliographique : link

On peut donc s'attendre à quelque chose de fou mais c'est pas pour tout de suite.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 22:13

The Avalanches n’a publié qu’un seul album mais ça n’empêche pas les aficionados de trouver à disposition sur Internet d’autres musiques créées par ce groupe. Pour leur dix ans d’existence, en 2007, le groupe a mis à disposition sur leur site internet http://www.theavalanches.com link des mixes inédits, des titres courts, quelques chansons originales qu’ils ont samplé pour créer la musique Since I left you, ainsi que la première version de leur album.

Dès la page d’accueil, vous trouverez à l’écoute les originaux de la première chanson de Since I left you. Ce qui permet de donner un bon aperçu du travail qu’ils effectuent dans le sample de ces musiques. Vous trouverez aussi un téléchargement d’une petit chanson appelée Pavarotti. Je ne sais pas si elle est d’eux ou si c'est une œuvre qu’ils ont aimé et qu’ils souhaitaient faire découvrir. Toujours est-il que cette chanson a une grande originalité, du fun, des sons explosifs et elle est entraînante. Bref, c’est de la bonne.

Dans la partie 1, je vous ai raconté qu’ils n’avaient pas eu toutes les autorisations des samples utilisés pour leur album. On pouvait penser que cette première version resterait dans les cartons à jamais. Que nenni ! Pour les dix ans, ils l’offrent en téléchargement sous l’appellation Gimix une fois que vous vous êtes inscrits.

 

avalanches1.jpg

 

On découvre alors des extraits de nombreux grands artistes, que tout le monde reconnaît, à la différence de l’album  paru dans les bacs ou seulement Madonna et Boney M sont audibles (et encore, pour Madonna, c’est pas si facile). Ici, on entend clairement Bob Dylan, Jimi Hendrix, Cindy Lauper, De La Soul, les Daft Punk, Fat Boy Slim, les Beatles ou encore Michael Jackson.

Sur la même page  que Gimix, on peut aussi télécharger le mix relaxation tape, pas mal mais pas dans mes préférés, un remix de A different feeling par Carl Craig, la chanson Thank you Caroline et le très entraînant Ray of Zdarlight qui mélange les groupes Wham ! et Zdarlight, un tube pour les clubs !

Les mixes Brains teazer, le génial Some people et la chanson Rock city (Beastie boys remix) étaient disponibles en 2007 mais je vois qu’en ce jour, ce n’est plus le cas. Preuve que le site bouge de temps en temps (rarement j’avoue) et qu’il faut mieux profiter des offres tant elles sont disponibles. Toutefois, en cherchant un peu sur le forum, on doit avoir moyen de les récupérer, et même de trouver d’autres titres.

Ainsi, on peut avoir la possibilité de télécharger un mix de 1997 signé Dexter (un des membres du groupe) sur une radio anglaise de plus de 2h30. Un autre mix de la même époque est disponible, la chanson My Bloody Valentine et la chanson Every Thing But the Girl vs Royksopp.

Ça se trouve dans cette partie du forum :

 

Et sur youtube, on peut avoir le très sympa I’m a cuckoo. Tout ça pour dire que même si The Avalanches n’ont toujours pas sorti un nouvel album, ils n’en restent pas moins très productifs.

 

avalanches-poubelle.jpg

            Pour finir, on va faire dans le purement informel en émettant les tracklistings de deux de leurs mixes car, personnellement, j’aime bien savoir quels sont les originaux et pouvoir comparer la vraie chanson du sample. Ces tracklistings viennent du site : link

Bon vent et appréciez !!!

Tracklisting de Gimix :

1.
Since I Left You-The Avalanches
2. Holiday-Madonna
3. Like A Rolling Stone-Bob Dylan
4. Stay Another Season-The Avalanches
5. Two Hearts In 3/4 Time-The Avalanches
6. A Roller Skating Jam Named Saturday-De La Soul
7. Rapp Dirty-Blowfly
8. Baby Got Yo Money-Ol' Dirty Bastard
9. Running Away-Roy Ayers
10. Stool Pigeon-Kid Creole & The Coconuts
11. Close To You-The Avalanches
12. Crosstown Traffic-Jimi Hendrix
13. Girls Just Wanna Have Fun-Cyndi Lauper
14. The Boy With The Thorn In His Side-The Smiths
15. Turbo-Thomas Bangalter
16. The Kitty Lounge-Thee Madcatt Courtship
17. Land Down Under-Men At Work
18. Electricity-The Avalanches
19. Ring Ring Ring (Ha Ha Hey)-De La Soul
20. Electric Relaxation-A Tribe Called Quest
21.
Oh Yeah-Daft Punk
22.
Sandwiches-Detroit Grand Pubahs
23. I Can't Go For That (No Can Do)-Hall & Oates
24. Fatboy Slim Is Fucking In Heaven-Fatboy Slim
25. Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band-The Beatles
26. Jayou-Jurassic 5
27. Groove Is In The Heart-Dee-Lite
28. Dance Electric Boogie-West Street Mob
29. Real Motherfuckin' Music-Gonzalez
30. Little Journey-The Avalanches
31. Diners Only-The Avalanches
32.
Billie Jean-Michael Jackson
33.
The Climax-Paperclip People
34. Ye Ye De Smell-Fela Kuti & Ginger Baker
35. Got My Mind Made Up-Instant Funk
36. Livin' Thing-Electric Light Orchestra
37. Mickey Mouse Club Theme-Mickey Mouse Club
38. Hey Mr. DJ-Zhane
39. Looking Up To You-Michael Wycoff
40. Together We Are Beautiful-Fern Kinney
41. Tonight May Have To Last Me All My Life-The Avalanches
42.
Dreams-Fleetwood Mac


Tracklisting de Some people :

Bon Jovi - Let It Rock (Mercury)
The Who - Who Are You (Polydor)
Salt 'N' Pepa - Beauty And The Beat (Next Plateau)
The Meters - Handclapping Song (Soul Jazz)
The Chemical Brothers - Galvanize (Freestyle Dust/Virgin)
Red Rat - Put Yuh Hands Up (Greensleeves)
Foxy Brown feat. Spragga Benz - Oh Yeah (Def Jam)
People's Choice - Do It Any Way You Wanna (TSOP)
Dillinger - Cocaine In My Brain (Trojan)
The Beatles - Blue Jay Way (Parlophone)
Blak Twang - Unknown (Bad Magic)
The Congos - Congo Man (CBS)
Miles Davis - In A Silent Way/It's About That Time (Columbia)
Manitoba - Kid You'll Move Mountains (Leaf)
My Boody Valentine - Touched (Creation)
Sir Victor Uwaifo - Guitar Boy (Wrasse)
Cheap Trick - If You Want My Love (Epic)
Malcolm McLaren - World's Famous (Charisma)
Donna Summer - Love To Love You Baby (Casablanca)
Miss Thing - Get Your Money (-)
The Jackson Sisters - I Believe In Miracles (Motown)
Clipse - When The Last Time (Acapella) (Arista)
New Edition - Popcorn Love (Streetwise)
New Edition - Should Have Never Told Me (Streetwise)
New Edition - Candy Girl (Streetwise)
The Jackson 5 - I Want You Back (Motown)
Esso Trinidad Steel Band - I Want You Back (-)
Midnight Oil - When The Generals Talk CBS)
Kool Keith - F**k You (-)
Arrow - Unknown (Mango)
Earth, Wind & Fire - Unknown (Columbia)
Unknown - Sexy Baby (-)
The Sugarhill Gang - 8th Wonder (Sugarhill)
Bobby Brown - Every Little Step (MCA)
Bobby Brown - On Our Own (MCA)
Talking Heads - Burning Down The House (A&M)
Wings - Silly Love Songs (Parlophone)
Al Green - Unknown (-)
Reggie Rockstone - Eye Mo De Anaa (Kassa)
Beck - Beercan (Geffen)
Unknown - Unknown (-)
Mighty Sparrow - Simpson (The Funeral Agency Man) (Ice)
Ce'cile & General Degree - Na Na Na Na (Wall Of Sound)
Lady Sovereign - Random (Casual)
Diana Ross - I'm Coming Out (Motown)
Clipse - When The Last Time (Arista)

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:22

The Avalanches, c’est un groupe australien de Melbourne qui en un album a révolutionné une technique musicale et l’a porté à son paroxysme : Le sample.

 

when-i-met-you.jpg

 

Leur album, Since I left you, n’est en effet composé que de samples, de 600 à plus de 3500 selon les sources. Sachant que le nombre de 3500 est exprimé par un des membres du groupe qui explique qu’ils ont utilisé la plupart du temps au moins deux programmes S2000 au maximum par chanson et que chaque programme contenait 100 samples. Il y a plus qu’à multiplier par le nombre de pistes (18). Ça fait 3600.

Je pense que le chiffre est exagéré car certains samples se retrouvent sur plusieurs titres et que si la plupart du temps, il y a 200 samples dans une chanson, ça ne veut pas pour autant dire qu’il y en a 200 dans chaque.

Des sources indiquent le nombre de 900 samples (je ne sais pas où ils ont trouvé l’info) et ça me semble déjà plus réaliste (je sais, 900 et je trouve ça réaliste, c’est fou) comme minimum.

            Vous comprendrez donc que le premier obstacle à cet album paru en 2001 concerne l’autorisation des artistes originaux à être sampler. Mais vu que les six australiens ont pêché leur inspiration dans des musiques inconnues, cela a pu se faire sans trop de problème. Ils ont même obtenu l’accord de Madonna pour reprendre la bassline de Holiday (sur Stay another season). Ce sont les premiers à avoir reçu l’autorisation de sampler un de ses titres. Plus évident, on entend le Ma Baker de Boney M dans la très dansante Live at Dominoes. Le reste ? Essentiellement des morceaux des années 60, 70, 80 à l’esprit funk, des effets sonores, des extraits de dialogues de films et un seul featuring avec les Saïan Supa Crew. C’est au cours d’une rencontre à New York qu’un des membres de The Avalanches a découvert ce groupe et en a profité pour enregistrer leur prestation.

            Vous prenez un mixeur, vous mettes tous ces ingrédients, vous broyez au maximum et vous obtenez quelque chose d’étonnamment fluide dont l’une pièce maîtresse reste la transition. Il est écrit que l’album contient 18 titres mais la vérité est que ça s’écoute d’un bloc, tel un gros mix de DJ.  

            Dernier point important, la sensation de découverte à chaque réécoute. Il y a toujours un nouvel élément que vous percevez, ce qui contribue à apprécier encore plus l’œuvre. Et l’écoute au casque devient extrêmement jouissive car alors, de nouvelles sonorités éclatent dans vos oreilles.

            Pour voir à quoi ça ressemble, jetez un œil aux deux clips de l’album. Since I left you (j’adore ce clip) et Frontier psychatrist (complètement barré).

 

 

 

Un article développe bien le ressenti sur les différents titres. Voici le lien : link

 

La suite sur les autres musiques des Avalanches dans le prochain article

 

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 17:48

À ce jour, les Daft Punk ont sorti trois albums, deux lives, un album de remix et une compilation de leur trois premiers opus.

Je ne vais m’intéresser qu'à ce qui définit la progression d’un artiste, les albums studio. Donc les trois albums.

Chacun a son thème propre. Le premier, Homework, symbolise la musique électronique du moment, leur univers et ce vers quoi ils aspiraient.

Le deuxième, Discovery, se tourne vers la fin des Seventies, vers leur enfance.

Enfin, le troisième opus, , exprime la technologie et sa froideur.

On pourrait ainsi dire que trois époques sont contées : Présent, passé et futur.



Point commun de ces albums : La sobriété de la pochette. Quasi-identique, le nom du groupe en gros au milieu sur fond noir.



Homework sort en 1997. D’entrée de jeu, les Daft s’imposent avec leur premier album et se font connaître dans le monde entier, notamment grâce à Around the world. C’est amusant. Il s’agit sans doute de l’album correspondant le plus à l’idée de la musique électronique française à cette époque, la french touch. Il oscille entre la House et l’électro et permet aux amateurs d’un style de s’initer à l’autre.

            Le plus drôle est  si l’on se réfère au titre du disque, il n’est qu’un devoir de classe, pour prouver à leurs maîtres qu’ils avaient tiré les enseignements de tout ce que leurs DJ mentors (voir Oh yeah !) leur ont appris et au final, les dépasser d’une longueur d’avance, une longueur titanesque.

            Le problème sous-jacent de ces types, qui ne voulaient pas se montrer, apparut pour mettre en vidéo leurs tubes (et cela concerne de nombreux DJ). Cette contrainte en est devenue une force, une opportunité d’amener du neuf et de dépoussiérer ce support qui passait très mal le temps (souvenez-vous des clips des années 80). Ainsi les groupes électros de cette époque ont eu l’intelligence de considérer les clips comme une partie de la musique et de lui offrir un support visuel original, magnétique, racontant des histoires courtes.

            Les clips des Daft Punk sont intimement liés à l’album. Pour Homework, ils ne sont pas les seuls à débuter sur le circuit. Ils emmèneront avec eux :

Spike Jonze (Da funk), histoire d’un homme-chien un peu hurluberlu et paumé dans la vie.

Michel Gondry (Around the world), clip hypnotique, puzzle, chorégraphié et cyclique.

Seb Janiak (Burnin’), histoire d’un enfant se rêvant pompier salvateur de clubbeurs.

Roman Coppola (Revolution 909), histoire d’une raveuse échappant à une arrestation grâce à une tomate (véritable héroïne du clip).





Discovery, 2001, album attendu comme la confirmation d’un groupe doué et non comme  deux versaillais capables d’un seul coup d’éclat. One more time, premier single paru en 2000 de ce CD, annonce du bon son tout en apportant un changement de style par rapport au premier album. Une fois Discovery dans les bacs, son accueil fut mitigé. En effet, il contient des sons plus seventies, pop et disco, qui tranchent avec Homework (dont les beat lourds de Rollin’ & scratchin’ ou Burnin’).

Discovery, c’est l’album de leur passé, qui enterre leur enfance. Et les clips viennent confirmer cette idée puisqu’il s’agit de dessins animés réalisés par un des maîtres de leur jeunesse télévisée, Leiji Matsumoto, le créateur d’Albator. Là où les Daft Punk font fort, c’est que les différents clips de Discovery ne sont pas des histoire indépendantes mais racontent une même histoire jusqu’à former le film d’animation muet Interstella 5555 comprenant en bande son le CD complet de Discovery.

Ainsi, les quelques chansons qui passent difficilement auditivement deviennent beaucoup plus agréables une fois accompagnées d’une accroche visuelle. Ce film, par son originalité, enjouera la critique.




 

            Human after all, 2005. Pour son troisième album, les Daft Punk jouent sur la carte des hommes robots, personnages créés durant la promotion de Discovery. Ils s’en inspirent même pour former l’épine dorsale de cet opus : le futur avec sa technologie et la froideur qui en ressort.

            Les quatre chansons (Robot Rock, Technologic, Human after all et Prime time of your life) parues en single utilisent un vocoder, voix métallique robotisée, déshumanisée.

Robot Rock est le premier clip où les Daft  se mettent en scène sur la totalité de la chanson. C’est la première fois qu’on les voit autant mais pourtant si peu car cachés derrière leurs masques robotiques. De plus, l’éclairage et la qualité de l’image instaurent une distance, une froideur. Ils sont là mais l’émotion ne passe pas (pas la bonne en tous cas).

Technologic nous met mal à l’aise par le fait de voir nos deux Daft robots attentifs, à l’écoute d’une petite poupée métallique arachnoïde et effrayante

Quant à Prime time of your life, à défaut de nous montrer un robot, le clip nous dépeint une humanité sur le déclin, asphyxiée par la télévision, les médias et les critères de beauté véhiculés.

A contrario des précédents albums qui pouvaient s’écouter en voiture sans se prendre la tête sur des bons rythmes, celui-ci fait plus souvent froid dans le dos et donne souvent envie de zapper quelques chansons pour retomber sur les hits qu’il contient et qu’on a a finalement appris à aimer. On peut dire que même si cet album est loin de l’excellence, le message qu’ils voulaient faire passer est réussi.



Prochain opus plus léger ou vont-ils continuer dans la gravité (la guerre, l’écologie) ? L’avenir nous le dira.

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