Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 19:40
On appelle alors cela être dans l'air du temps.
Ce groupe nippon utilise avec intelligence et poésie les webcams pour son clip.
ça devrait faire le buzz sur internet :

Sour avec la chanson Hibi no neiro : link


Partager cet article
Repost0
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 19:28
Une coutume chez Marvel est de profiter d'anniversaires en tout genre, de conventions et de numéros spéciaux pour sortir des variant covers.
Et les 70 ans de Marvel sont un prétexte à nous offrir 5 couvertures alternatives pour les séries X. au temps le dire, ces couvertures sont plutôt faciles et par conséquent décevantes. Un personnage en pied sur fond blanc. Jugez-en par vos propres yeux . Couverture d'Harvey Tolibao.


Couverture de Greg Land.



Couverture de Jason Levesque.



Couverture de Elena Casagrande.



Couverture de Rob Liefeld.

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 17:48

À ce jour, les Daft Punk ont sorti trois albums, deux lives, un album de remix et une compilation de leur trois premiers opus.

Je ne vais m’intéresser qu'à ce qui définit la progression d’un artiste, les albums studio. Donc les trois albums.

Chacun a son thème propre. Le premier, Homework, symbolise la musique électronique du moment, leur univers et ce vers quoi ils aspiraient.

Le deuxième, Discovery, se tourne vers la fin des Seventies, vers leur enfance.

Enfin, le troisième opus, , exprime la technologie et sa froideur.

On pourrait ainsi dire que trois époques sont contées : Présent, passé et futur.



Point commun de ces albums : La sobriété de la pochette. Quasi-identique, le nom du groupe en gros au milieu sur fond noir.



Homework sort en 1997. D’entrée de jeu, les Daft s’imposent avec leur premier album et se font connaître dans le monde entier, notamment grâce à Around the world. C’est amusant. Il s’agit sans doute de l’album correspondant le plus à l’idée de la musique électronique française à cette époque, la french touch. Il oscille entre la House et l’électro et permet aux amateurs d’un style de s’initer à l’autre.

            Le plus drôle est  si l’on se réfère au titre du disque, il n’est qu’un devoir de classe, pour prouver à leurs maîtres qu’ils avaient tiré les enseignements de tout ce que leurs DJ mentors (voir Oh yeah !) leur ont appris et au final, les dépasser d’une longueur d’avance, une longueur titanesque.

            Le problème sous-jacent de ces types, qui ne voulaient pas se montrer, apparut pour mettre en vidéo leurs tubes (et cela concerne de nombreux DJ). Cette contrainte en est devenue une force, une opportunité d’amener du neuf et de dépoussiérer ce support qui passait très mal le temps (souvenez-vous des clips des années 80). Ainsi les groupes électros de cette époque ont eu l’intelligence de considérer les clips comme une partie de la musique et de lui offrir un support visuel original, magnétique, racontant des histoires courtes.

            Les clips des Daft Punk sont intimement liés à l’album. Pour Homework, ils ne sont pas les seuls à débuter sur le circuit. Ils emmèneront avec eux :

Spike Jonze (Da funk), histoire d’un homme-chien un peu hurluberlu et paumé dans la vie.

Michel Gondry (Around the world), clip hypnotique, puzzle, chorégraphié et cyclique.

Seb Janiak (Burnin’), histoire d’un enfant se rêvant pompier salvateur de clubbeurs.

Roman Coppola (Revolution 909), histoire d’une raveuse échappant à une arrestation grâce à une tomate (véritable héroïne du clip).





Discovery, 2001, album attendu comme la confirmation d’un groupe doué et non comme  deux versaillais capables d’un seul coup d’éclat. One more time, premier single paru en 2000 de ce CD, annonce du bon son tout en apportant un changement de style par rapport au premier album. Une fois Discovery dans les bacs, son accueil fut mitigé. En effet, il contient des sons plus seventies, pop et disco, qui tranchent avec Homework (dont les beat lourds de Rollin’ & scratchin’ ou Burnin’).

Discovery, c’est l’album de leur passé, qui enterre leur enfance. Et les clips viennent confirmer cette idée puisqu’il s’agit de dessins animés réalisés par un des maîtres de leur jeunesse télévisée, Leiji Matsumoto, le créateur d’Albator. Là où les Daft Punk font fort, c’est que les différents clips de Discovery ne sont pas des histoire indépendantes mais racontent une même histoire jusqu’à former le film d’animation muet Interstella 5555 comprenant en bande son le CD complet de Discovery.

Ainsi, les quelques chansons qui passent difficilement auditivement deviennent beaucoup plus agréables une fois accompagnées d’une accroche visuelle. Ce film, par son originalité, enjouera la critique.




 

            Human after all, 2005. Pour son troisième album, les Daft Punk jouent sur la carte des hommes robots, personnages créés durant la promotion de Discovery. Ils s’en inspirent même pour former l’épine dorsale de cet opus : le futur avec sa technologie et la froideur qui en ressort.

            Les quatre chansons (Robot Rock, Technologic, Human after all et Prime time of your life) parues en single utilisent un vocoder, voix métallique robotisée, déshumanisée.

Robot Rock est le premier clip où les Daft  se mettent en scène sur la totalité de la chanson. C’est la première fois qu’on les voit autant mais pourtant si peu car cachés derrière leurs masques robotiques. De plus, l’éclairage et la qualité de l’image instaurent une distance, une froideur. Ils sont là mais l’émotion ne passe pas (pas la bonne en tous cas).

Technologic nous met mal à l’aise par le fait de voir nos deux Daft robots attentifs, à l’écoute d’une petite poupée métallique arachnoïde et effrayante

Quant à Prime time of your life, à défaut de nous montrer un robot, le clip nous dépeint une humanité sur le déclin, asphyxiée par la télévision, les médias et les critères de beauté véhiculés.

A contrario des précédents albums qui pouvaient s’écouter en voiture sans se prendre la tête sur des bons rythmes, celui-ci fait plus souvent froid dans le dos et donne souvent envie de zapper quelques chansons pour retomber sur les hits qu’il contient et qu’on a a finalement appris à aimer. On peut dire que même si cet album est loin de l’excellence, le message qu’ils voulaient faire passer est réussi.



Prochain opus plus léger ou vont-ils continuer dans la gravité (la guerre, l’écologie) ? L’avenir nous le dira.

Partager cet article
Repost0